« HalalTest » : détecter la présence de porc ou d'alcool dans les aliments

Article publié le 03/11/2014 - Alimentation/Boisson

Que ce soit dans les aliments, les installations industrielles ou les cosmétiques, la gamme de test « HalalTest » met en lumière la présence d'alcool ou de porc. Cela concerne la graisse, la viande crue ou cuite, ainsi que le sang porcin et humain.

Suite au scandale de la viande de cheval dans les plats cuisinés Findus ou celui de la viande de porc dans les saucisses halal Herta, les consommateurs sont de plus en plus suspicieux concernant la composition des produits qu'ils consomment. C'est à partir de ce constat que la société Capital Biotech a développé différentes gammes de tests visant à déceler la présence de certains éléments dans les aliments, les boissons, les cosmétiques mais aussi dans la vaisselle mal lavée, les installations de production alimentaire ou de transport.

Ainsi, elle commercialisera prochainement sa première gamme « HalalTest », répondant à certaines attentes de la communauté musulmane. L'un des quatre tests est dédié à la présence de plus de 0,02% d'alcool dans les boissons et les chaînes de production de boissons sans alcool. Quant aux trois autres, ils décèlent la viande de porc crue, cuisinée ou transformée, la graisse et le sang. L'un des tests est d'ailleurs tourné exclusivement vers la recherche de traces de sang porcin ou humain. Dans le cas du sang humain, cela répond à la fois à des exigences religieuses mais également aux mesures d'hygiène strictes mises en place par le gouvernement.

Destinés aux particuliers et aux professionnels de l'industrie agroalimentaire, les « HalalTest » seront prochainement commercialisés sous forme de test individuel (entre 4,90 et 6,90 euros) ou par boîte de 25 tests (entre 90 et 125 euros).

Un manque d'uniformité dans les certifications halal

Si les cahiers des charges pour certaines certifications comme celles de l'agriculture biologique sont très stricts, ceux pour la viande halal présentent encore quelques lacunes. Selon un article du journal Le Monde, il existe plusieurs structures habilitées à « délivrer des cartes de sacrificateurs », à contrôler et à gérer les cahiers des charges des certifications halal. Que ce soit la mosquée de Paris, d'Evry, de Lille ou AVS, une association de consommateurs fondée en 1991, toutes ces institutions ont leurs propres systèmes de contrôle. Pour Le Monde, « le fond du problème est qu'il n'existe pas, en France, de label halal reconnu par l'ensemble de la communauté musulmane ».

* Photos extraites du site « HalalTest » : http://halaltest.fr/

Article rédigé par Nawal Lyamini
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