Les sacs à dissoudre de Puma et la fin des sacs jetables chez Kiabi

Article publié le 26/08/2013 - Mode - Écoresponsables

En 2014, la Taxe sur les activités polluantes touchera les sacs non-biodégradables, à hauteur de 10 euros par kilogramme de plastique. Aussi, les entreprises repensent leur système de sacherie et se tournent vers des solutions plus écologiques.

S’ils sont utilisés en moyenne 20 minutes, les sacs de caisse mettent plus de 400 ans à se dégrader. La Taxe générale sur les activités polluantes (TGAP), prévue pour 2010 sur les sacs plastiques non biodégradables, entrera en vigueur en janvier 2014. Ainsi, chaque entreprise devra payée une taxe à hauteur de 10 euros par kilogramme de plastique, soit 6 centimes par sac. Une mesure visant à diminuer considérablement leur production (plus d’un milliard par an) et leur utilisation.

Aussi, nombreux sont les magasins commençant à retirer totalement les sacs de caisse en plastique, pour les remplacer par des versions plus écologiques. Si le phénomène s’est démocratisé depuis quelques années dans les grandes surfaces, cela se vérifie moins dans certains commerces tels que les magasins de prêt-à-porter ou les pharmacies. 

Des solutions alternatives

Aussi, pour éviter la fracture brutale dans cette transformation des services amenant des désagréments pour la clientèle, l’enseigne Kiabi y est allée tout en douceur. Dans un premier temps, les sacs jetables sont restés en caisse tout en incorporant la possibilité d’acheter un sac shopping ou de prendre un sac recyclable. La sensibilisation de la clientèle à l’impact écologique des sacs plastiques jetables a ainsi permis à l’enseigne «de diminuer de 20% la consommation des sacs distribués», dans certains magasins.

De son côté, Puma a d’ores et déjà remplacé ses sacs de caisse par le Clever Little Shopper fabriqués en farine de maïs qui se dissout dans l’eau ou se jettent dans le compost. Quant aux colorants inclus dans sa composition, ils sont totalement écologiques. De plus, la boîte à chaussures a été remplacée par la combinaison d’un sac shopping et de carton pliable. Par ailleurs, la société s’est engagée publiquement, suite au rapport «Linge sale» de Greenpeace sur les rejets toxiques dans les cours d’eau chinois, à supprimer tous les produits chimiques dangereux de sa chaîne de production, d’ici à 2020.

Article rédigé par Nawal Lyamini
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