Les produits phytosanitaires en vente au comptoir dès 2016

Article publié le 19/06/2015 - Droit et législation

En marge du plan Ecophyto, Ségolène Royal a annoncé l'interdiction de la vente en libre-service de produits à base de glyphosate, dès 2016. Six ans avant leur disparition définitive, le Roundup et ses compères seront donc à cacher derrière le comptoir.

Cette semaine a été marquée par plusieurs rebondissements concernant les produits phytosanitaires. Après l'annonce de la vente réglementée de ces produits pour les particuliers dans les prochaines années, la ministre de l'Écologie vient d'éclaircir jeudi le calendrier destiné aux revendeurs. 

Pesticide considéré comme un « cancérogène probable » par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le glyphosate vient d'entrer en mars dernier dans la catégorie 2A, dernier échelon avant celle des « cancérogènes certains », comme le rappelle Le Monde. Si le nom de ce principe actif ne dit rien aux clients, il entre pourtant dans la composition des 2 000 tonnes d'herbicides chimiques qu'utilisent les jardiniers amateurs pour se débarrasser des pucerons, des mauvaises herbes ou des orties. 

Dans une volonté d'informer les clients sur les alternatives naturelles et démarrer la transition vers des solutions respectueuses de l'environnement, Ségolène Royal a donc annoncé le prochain vote d'un amendement visant à interdire la mise en vente en libre-service des herbicides contenant du glyphosate, tels que le Roundup. Initialement prévue pour 2018, comme pour le reste des produits phytosanitaires, la vente encadrée par des revendeurs agréés pourrait donc être avancée au 1er janvier 2016. Dans ce cas, les distributeurs devront retirer ces articles des rayonnages pour les reléguer derrière le comptoir, où un conseiller formé aux techniques naturelles de jardinage sera présent.

Bien qu'étant de gros consommateurs de pesticides, les jardiniers amateurs ne sont pas pour autant les principaux utilisateurs, comme le rappelle Monsanto à La Tribune. « Le Roundup aux particuliers représente moins de 10 % du Roundup en France ». La route pour éradiquer les produits phytosanitaires étant longue, 2016 ne paraît donc pas être une date si précoce pour entreprendre la transition vers des alternatives naturelles. En préparation du plan Ecophyto, certaines enseignes comme Botanic proposent d'ailleurs à leurs clients de récupérer les pesticides chimiques lors d'opérations commerciales.

Article rédigé par Nawal Lyamini
Vous avez aimé ? PARTAGEZ :

Articles dans la même catégorie

2015-09-08 17:13:36
Procéder au rappel d'un produit alimentaire
Lorsqu'un produit est dangereux ou susceptible de l'être pour la santé des consommateurs, certaines mesures sont à mettre en place comme son retrait ou son rappel. Mais doit-on alerter la DGCCRF ou s'en charger soi-même ?
2015-08-03 15:20:05
Les affichages obligatoires dans l'entreprise
Quelle que soit l'entreprise, certaines mentions doivent être obligatoirement affichées dans son enceinte. Elles concernent, entre autres, la sécurité, le droit du travail, les droits syndicaux et les conventions collectives.
2015-07-01 16:05:29
La durée des contrats d'affiliation ne sera pas plafonnée à 9 ans
Fortement critiqué par bon nombre de coopératives, l'amendement inclus dans la loi Macron prévoyant le plafonnement de la durée des contrats d'affiliation a été supprimé. En revanche, leurs échéances devront être uniformisées.
2015-06-12 12:12:05
Les changements dans la loi Macron adoptés par la Commission spéciale
L'Assemblée et le Sénat n'ayant pas réussi à s'accorder sur la totalité de la loi Macron, une Commission spéciale a été chargée de trancher sur des points tels que les salaires majorés de 30 % et l'ouverture des magasins culturel le dimanche.
Enseignes en relation avec l'article