Hygiène et beauté : 40% des produits contiennent des perturbateurs endocriniens

Article publié le 16/09/2013 - Santé - Beauté

Selon une étude menée par l’Institut Noteo, près de 40% des produits de beauté et d’hygiène contiennent des perturbateurs endocriniens. Ces derniers aident au développement de problèmes hormonaux et de fertilité.

Vendredi dernier, l’Institut Noteo (ex Centre de la Consommation durable) tenait une conférence sur la présence de perturbateurs endocriniens dans les produits alimentaires, d’hygiène et de beauté. Ces composants à risques sont, entre autres, des perturbateurs dans le développement et le fonctionnement du système reproductif de l’homme, mais aussi pour la faune et la flore. 

Des perturbateurs dans l’assiette et dans la salle de bain

Si l’on retrouve les perturbateurs endocriniens essentiellement dans les emballages, pour ce qui est de l’alimentation, ils entrent également dans la composition des produits d’hygiène et de beauté. Les plus connus sont le bisphénol A (entrant encore dans la composition des biberons il n’y a pas si longtemps), le phtalate ou les composés bromés.

Menée sur plus de 15 000 produits d’hygiène et de beauté, l’étude démontre que 40% d’entre eux contiennent au moins un perturbateur endocrinien (contre 1,3% pour les produits bio). Toutefois, toutes les catégories ne sont pas toutes incriminées au même degré. Les vernis à ongles prennent tristement la tête du classement avec au moins un perturbateur dans 74% des articles testés. Ils sont suivis de près par les fonds de teint (71%), les rouges à lèvres (40%), les déodorants (36%), les dentifrices (30%) et les shampooings (24%).

Les conséquences pour l’homme et la nature

Les différentes actions des perturbateurs endocriniens visent le fonctionnement de la thyroïde et des organes reproducteurs. Selon l’étude, la production de spermatozoïdes des hommes aurait été divisée par deux sur les trente dernières années. De même, la fertilité semble réduite chez les animaux et l’étude met en lumière la «déformation des vertèbres chez les poissons» et la «féminisation des espèces».

En réponse aux compositions nocives des produits rangés dans les salles de bain françaises, certains se tournent vers des recettes naturelles, voire même à créer chez soi. Quant aux industriels, ils commencent à supprimer progressivement ces composés controversés. Pour comparer les différents produits du commerce et leur impact, l’Institut a lancé le site et l’application Noteo.

* Illustration extraite du site Noteo : http://www.noteo.info

Article rédigé par Nawal Lyamini
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