Suite à la publication d'une étude allemande en 2013 sur la contenance des miels en microparticules de plastiques, le magazine 60 millions de consommateurs a mené sa propre enquête en analysant 12 échantillons de miel produits en France, de manière conventionnelle ou biologique.
Pour son étude, le cabinet allemand Taylor & Francis a analysé la composition de 19 miels et sucres, provenant majoritairement des productions allemandes, mais également françaises, italiennes, espagnoles et mexicaines. La présence de microparticules de plastiques a été détectée dans la totalité des miels analysés, à hauteur de 40 à plus de 660 particules par kilo pour certains. Aussi, 60 millions de consommateurs s'est focalisé uniquement sur 12 miels produits dans l'Hexagone afin de préciser ces résultats, à l'échelle de la France.
Qu'ils soient issus d'une production biologique ou conventionnelle, tous les échantillons contiennent des microparticules, à divers degrés. Selon le magazine 60 millions de consommateurs, « les miels les plus pollués affichent jusqu’à 265 microrésidus par kilo, soit trois fois plus que les références les mieux notées ».
A travers ces résultats, plusieurs hypothèses peuvent être émises. Il est effectivement possible qu'une partie de certaines microparticules résultent des procédures de conditionnement du miel, afin qu'il soit commercialisé. Cela peut également provenir d'une dégradation de ces mêmes conditionnements (pots, flacons...). Mais au vu des récentes études concernant l'observation de microparticules de plastiques dans les poissons pêchés et transformés pour la grande distribution, il est fort probable que la contamination se fasse avant même que le miel ne sorte des ruches.
En effet, l'étude allemande met en lumière le fait que ces mêmes particules ont également été retrouvées dans la nature, notamment dans l'eau de pluie et les fleurs. Les études sur l'impact du rejet des plastiques se dégradant dans les océans ont bel et bien démontré que ceux-ci se dégradent et sont ensuite ingérés par les poissons et les crustacés, avant de se retrouver dans nos assiettes. Que ce soit dans le miel ou le poisson, ces contaminants sont les mêmes et permettent de poser l'hypothèse comme quoi les éléments retrouvés dans le miel sont présents dans la nature et transportés par les abeilles, jusqu'à la ruche.
Si l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) française ne s'est pas encore prononcée sur le sujet, son homologue suisse a été interrogé par la version suisse du journal 20 minutes. Ainsi, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) suisse a précisé que, pour eux, « la pollution microplastique, issue de produits cosmétiques ou de divers aliments, n'est pas dangereuse pour la santé ». Que cela soit véritablement nocif ou non, les microparticules de plastique se retrouvent désormais aussi bien dans les dentifrices, les gommages pour le corps que dans le poisson ou le miel.
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