Acheter local est un cercle vertueux. D’une part le consommateur est assuré de savoir d’où proviennent ses produits, de l’autre, les petits producteurs et artisans reçoivent le soutien financier qui leur permet de continuer à exercer leur activité. Si l’on achète un produit venant du Canada par exemple, notre argent sert à payer des sociétés à l’étranger, des intermédiaires, des services de transport… En achetant des produits locaux, notre argent est injecté intégralement dans le tissu économique local, pérennisant ainsi des emplois et une richesse nationale.
Acheter des produits locaux permet également de ré-humaniser notre mode de consommation. Rencontrer les producteurs est une occasion d’échanger autour des produits, d’obtenir des conseils, d’apprendre quelque chose de nouveau… Enfin, cela nous permet de mieux comprendre et, à fortiori, de mieux respecter le travail de l’artisan.
Les artisans et agriculteurs locaux sont un maillon essentiel de notre société. Seulement, notre mode de consommation moderne nous le fait parfois oublier. La nourriture ne pousse pas en grande surface, les habits n’apparaissent pas dans les rayons. Acheter local nous permet de soutenir producteurs et artisans, avec notre argent, bien sûr, mais également notre reconnaissance.
Aujourd’hui plus que jamais, savoir ce qui se trouve dans notre assiette s’impose comme une évidence. Les récents scandales sanitaires poussent de plus en plus de consommateurs à renouer avec les aliments produits localement. Les magasins de producteurs et la vente directe permettent d’échanger pour comprendre naturellement les méthodes de production des denrées alimentaires. Concrètement, acheter local permet d’établir une traçabilité alimentaire parfaite.
La légende raconte qu’acheter local coûterait plus cher. En réalité il s’agit d’une idée reçue. Comme nous le disions auparavant, en privilégiant le circuit court, les intermédiaires sont supprimés, les frais liés au packaging également… Cela bénéfice au producteur, car la somme lui revient pour pouvoir continuer à élaborer de bons produits. Cela bénéficie également au consommateur en abaissant le coût total.
Ce qui n’est ni une légende ni une idée reçue en revanche, c’est la qualité des biens produits localement. Dans l’alimentaire par exemple, les agriculteurs cultivent des produits de saison, adaptés au climat. Les fruits et légumes arrivent donc à maturité avec un goût incomparable aux produits importés. Dans le prêt-à-porter, le soin apporté par les marques françaises est tel que leurs vêtements conjuguent qualité et longue durée de vie.
Un autre avantage de ce mode de consommation est qu’il est plus aisé d’adapter l’offre à la demande. On parle alors de consommation responsable. Les producteurs ne produisent pas dans des quantités gargantuesques qui sous-entendent du gâchis au moment de jeter les invendus. Par ailleurs, ils puisent moins de ressources naturelles que les grandes industries. Une consommation locale permet notamment une agriculture plus saine, qui respecte la qualité du sol et des nappes phréatiques.
D’un point de vue écologique, acheter local répond également à plusieurs problématiques de taille. Profiter d’un circuit court suppose de réduire drastiquement les distances à parcourir entre le consommateur et le produit. En résulte une diminution de l’empreinte carbone et de la pollution globale. Par ailleurs, les produits en grandes surfaces requièrent des emballages et un conditionnement précis. Dans les commerces de proximité, c’est au consommateur de choisir comment emballer ses achats, possiblement avec un contenant réutilisable qu’il apporte.
Dans le cas de l’alimentation, une agriculture biologique et locale aura des vertus bien supérieures pour la santé par rapport à son homologue conventionnelle de grande surface. Un légume de saison, cueilli à maturité et qui n’aura pas voyagé autour du globe aura des propriétés nutritionnelles bien meilleures. Il en va de même pour les animaux. Des bêtes élevées en plein air et nourries à l’herbe n’auront pas les mêmes conséquences sur la santé que la viande issue de l’élevage intensif. De surcroît, préférer une consommation locale permet également de se questionner sur le bien-être animal et cautionner ou non les méthodes de production. On préserve ainsi sa santé, celle de nos proches et celle des autres êtres vivants.
Nous avons abordé l’économie, l’éthique et l’écologie; d’une certaine, manière consommer local est un acte politique. S’engager à une consommation plus responsable, favoriser les emplois d’artisans et producteurs locaux, diminuer les impacts négatifs pour l’environnement… Concrètement, il s’agit de préférer faire partie de la solution plutôt que du problème.
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