L’utilisation de l’huile de palme, extraite depuis l’Egypte ancienne, connait actuellement son apogée et une grande remise en question de la part des consommateurs et des industriels. Produites massivement, elle est destinée à servir en tant qu’agro-carburant, composants de produits cosmétiques ou de parfumerie. Par ailleurs, cette huile végétale reste majoritairement connue pour entrer dans la composition de 50% des produits agroalimentaires européens. Si ses effets sur la santé ont largement été mis en lumière depuis quelques années, l’impact environnement de sa production est alarmant.
La production d’huile de palme a explosé depuis près de 20 ans et les conséquences sur les forêts est incontestable. En Malaisie, le deuxième pays producteur derrière l’Indonésie, ce type d’exploitations représentent 80% des déforestations, entraînant de graves conséquences sur la biodiversité. De plus, les émissions de gaz à effet de serre n’en sont qu’augmentées donnant à l’Indonésie son triste titre de troisième émetteur au monde.
Aussi, des labels s’attachent désormais à certifier l’utilisation de l’huile de palme durable. Ceux-ci suivent le cahier des charges du label RSPO (Roundtable on Sustainable Palm Oil) réunissant des producteurs, des scientifiques, des ONG et des industriels. Fondé en 2003, cette certification vise à l’amélioration des conditions de productions de l’huile de palme, dans le respect des normes environnementales et sociales. L’huile produite est issue de l’agriculture biologique et est intégrée dans les circuits de commerce équitable. Il est à noter que les membres de RSPO ne sont pas obligatoirement des utilisateurs ou des acheteurs d’huile de palme durable.
En France, un nouveau groupement de promotion de l’huile de palme durable vient d’émerger, composée de six industriels (Ferrero, Nestlé, Unilever, Vandermoortele, CSM et Cérélia) et de trois organisations professionnelles (Association nationale des industries agroalimentaires, Alliance 7 et la Fédération nationale des industries de corps gras). L’Alliance française pour une huile de palme durable vise à promouvoir son utilisation. D’ailleurs, les industries signataires se sont engagées à inclure exclusivement dans leur produits, une huile issue de productions durables, d’ici 2015.
Ainsi, Ferrero pointé du doigt par la taxe Nutella (taxe huile de palme) devrait avoir désormais de quoi se défendre.
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