Connu sous le nom de « drogue du violeur », le GHB est un composé chimique liquide inodore, incolore et sans saveur. Ce sont ses propriétés qui l'ont tristement fait connaître, notamment pour son rôle dans les agressions sexuelles. En effet, cette drogue utilisée parfois à des fins récréatives, est un sédatif puissant, un anabolisant, un aphrodisiaque, et est aussi responsable de pertes de la mémoire. Les propriétés de cette drogue posent également un autre problème : celui de la traçabilité.
En effet, le nombre d'agressions faisant entrer en jeu du GHB ne peut pas être calculé précisément, en raison du fait qu'il n'est détectable, que pendant 30 à 50 minutes dans le sang et les urines, après ingestion. Ainsi, le GHB disparaît du corps avant même que ses effets ne se soient estompés. Il n'est donc pas possible pour les victimes et les services de police d'attester avec véracité que la victime ait été droguée au GHB.
A ce jour, la seule solution efficace reste de surveiller le contenu de son verre, en toutes circonstances. Toutefois, Ankesh Madan, Stephen Grey, Tasso Von Windheim et Tyler Confrey-Maloney, quatre étudiants de l'Université de Caroline du Nord, ont mis au point un outil de détection simple et à portée de main de toutes les femmes : le vernis à ongles.
« Undercovered Colours », la jeune start-up créée par ces étudiants, a développé un vernis à ongles changeant de couleur en présence des « drogues du viol » dont le GHB, le Xanax ou le Rohypnol. Ainsi, tremper discrètement le bout de son doigt dans son verre pourrait réduire le nombre de viols facilités par ce type de composants chimiques.
Ayant reçu un prix de 6 500 dollars au Lulu eGames, un concours d'entrepreneuriat pour les étudiants de Caroline du Nord, Undercovered Colours est encore en recherche de donations, afin de prochainement commercialiser son vernis. En attendant, les quatre étudiants sont déjà en train de travailler sur de nouveaux produits, ayant pour objectif de prévenir les agressions sexuelles sur les femmes.
Une autre société est, elle aussi, en recherche de financements pour son détecteur de drogues dans les liquides. Le « pd.id » est un tout petit instrument se basant sur des mesures de la luminosité, de la conductivité et de la température de la boisson. En comparant les données récoltées à une base de données, il allume une LED vert ou rouge déterminant si la composition du verre a été changée, durant une absence par exemple. Il détermine aussi la présence exacte de certaines drogues comme le GHB.
Nécessitant un budget de 50 000 dollars pour débuter sa commercialisation au printemps 2015, la société a lancé une campagne de crowdfunding sur le site Indiegogo.
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