Diffuser de la musique dans un commerce en passant par la SACEM

Diffuser de la musique dans un commerce en passant par la SACEM


Marketing Droit et législation

Dans un commerce, l’ambiance sonore est souvent importante pour créer une atmosphère propice à l’achat. Toutefois, il est interdit de diffuser de la musique sans autorisation, ni sans payer les droits d’auteurs et la taxe pour la rémunération équitable.

Concernant la diffusion de musique dans un espace commercial, il existe une réglementation et des taxes à régler afin de pas se retrouver contraint de payer de lourdes pénalités. Aussi, des droits d’auteur doivent être versés à la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique (SACEM). D’autre part, une redevance sur la diffusion de musique dans les commerces, appelée également rémunération équitable, s’ajoute aux droits d’auteur.

Commerces et structures concernés

Tous les commerces souhaitant diffuser de la musique créée par des artistes enregistrés à la Sacem, doivent le déclarer et régler les taxes liées à la sonorisation de l’espace de vente. Ces dernières s’appliquent lorsque le fond sonore est diffusé dans un espace «dans un but d’agrément pour la clientèle commerciale d’un établissement». Les espaces de travail des employés est également soumis à cette législation, tout comme les musiques des standards téléphoniques ou les musiques d’attente.

Aussi, les commerces de détails, les cafés, les restaurants, les bars ou encore les grandes surfaces sont redevables de ces taxes. D’autres structures sont susceptibles de les payer également, comme les centres aérés, les salles d’attente, les laveries automatiques, les parcs d’attraction ou bien les cours de danse.

Déclarations à la Sacem

Dès lors qu’un commerçant émet la volonté de diffuser de la musique dans sa surface de vente, il est impératif qu’il détienne d’ores et déjà l’autorisation de la Sacem. Pour cela, il suffit de prendre contact avec la délégation Sacem la plus proche (voir carte des délégations).

Ainsi, un contrat entre le commerçant et la Sacem est établi permettant l’utilisation illimitée du répertoire de la Sacem. Ce droit est définitivement accordé dès réception du règlement des droits d’auteur et de la rémunération équitable, sous 23 jours. Toutefois, si les droits d’auteur sont perçus par celle-ci, la rémunération équitable destinée aux artistes-interprètes et aux producteurs de musique est ensuite reversée à la Société pour la perception de la rémunération équitable (Spré). Ces deux contributions sont calculées selon le type d’activité, la surface commerciale voire, selon les filières, le nombre d’employés.

Le contrat est quant à lui «reconduit tacitement, sauf s’il y est mis fin, ce qui implique de cesser les diffusions musicales»

Fausses déclarations et amendes

La Sacem s’octroie le droit de vérifier le respect de la législation et à procéder à des vérifications. Si un commerçant diffusant de la musique ne possède pas d’autorisation faute de déclaration, il encourt jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende, «le fait de diffuser de la musique protégée sans autorisation constituant un délit de contrefaçon».

Article rédigé par La Rédaction Au-Magasin.fr

Articles dans la même catégorie

Gérer, éviter les retours et les remboursements d’articles

Gérer, éviter les retours et les remboursements d’articles

Les retours en magasin sont un défi supplémentaire pour les commerçants, essayant différentes solutions pour éviter la perte de chiffre d’affaire. Après avoir conseillé et proposé d’autres produits ou services, il reste l’avoir ou le remboursement.

  • Marketing
Techniques de fidélisation : les mises de côté

Techniques de fidélisation : les mises de côté

Les mises de côté concernent des articles réservés pour un client durant quelques heures ou quelques jours. Cela peut également s’agir de précommandes quand les articles sont indisponibles ou de produits à destination de clients réguliers.

  • Marketing
  • Gestion
Vente de médicaments en ligne : l’Autorité de la concurrence expose ses recommandations

Vente de médicaments en ligne : l’Autorité de la concurrence expose ses recommandations

Par souci de transparence, l’Autorité de la concurrence a publié mercredi son rapport défavorable aux mesures envisagées par le gouvernement concernant la vente en ligne de médicaments. Elle y propose des améliorations pour leur commercialisation.

  • Droit et législation
  • E-commerce
Le web-to-store : internet au service des magasins

Le web-to-store : internet au service des magasins

La majorité des clients comparent et visualisent les produits sur le web avant de se déplacer en magasin. Aussi, les dispositifs découlant du web-to-store viennent en support aux boutiques physiques, tout en répondant aux nouvelles exigences des clients.

  • Marketing
  • E-commerce
  • Gestion
Diffuser de la musique dans un commerce en passant par la SACEM