L’ANSES interdit la commercialisation de 40 pesticides. La Direction Générale de l’Alimentation fait la sourde oreille.

Article publié le 26/04/2013 - Santé - Écoresponsables

Générations Futures, une organisation non-gouvernementale, interpelle le ministère de l’agriculture afin de faire retirer 40 pesticides, mis sur le marché contre toutes les recommandations et les interdictions de l’Agence nationale de sécurité sanitaire.

Des avis émis et ignorés par la DGAL depuis 2008

La Direction Générale de l’Alimentation (DGAL) est une institution nationale et européenne, travaillant à la réglementation du Codex Alimentarius, lié à l’agriculture et à l’alimentation.

Avant de pouvoir être mis à la vente et à la demande de la DGAL, les pesticides passent souvent une expertise menée par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES). Cette dernière émet son avis sur les dangers de ce type de produits pouvant être nocifs pour l’homme et l’environnement, et donne son accord ou non pour la commercialisation. 

Mais il s’avère que depuis 2008, 40 pesticides ont été signalés par l’ANSES, comme ne pouvant pas être mis en vente ou à certaines conditions, et sont toujours en vente. Un rapport de l’organisation non-gouvernementale Générations Futures interpelle les autorités sur les défaillances de contrôle dans la mise en vente de ces produits dangereux. Certains sont même des produits destinés au jardin, donc aux particuliers (liste partiellement inclue dans le rapport). La DGAL semble passer outre ces recommandations pour l’introduction ou le renouvellement des autorisations de ces produits sur le marché. 

Génération Future s’appuie, entre autres, sur une copie d’une lettre de Marc Mortueux, directeur de l’ANSES, datant de l’été 2012 et adressée au Ministère de l’agriculture. Celle-ci «attire particulièrement l’attention de la DGAL sur certaines « anomalies » concernant un grand nombre d’Autorisations de mise sur le marché (AMM) de pesticides»

Plainte contre X pour mise en danger d’autrui

Dans son communiqué du 24 avril 2013, l’ONG demande entre autres au Ministre de l’agriculture, «la suspension ou le retrait immédiat» de tous les produits non-réglementés, la mise en place d’une liste informative et d’une commission d’enquête parlementaire. «Il en va de la protection des citoyens, des consommateurs, des agriculteurs et de l’environnement».

Générations Futures a d’ailleurs décidé «dans l’attente de mesures concrètes (...) de porter plainte contre X pour mise en danger d’autrui. D’autres recours seront aussi déposés pour carence fautive de l’Etat».

Article rédigé par Nawal Lyamini
Vous avez aimé ? PARTAGEZ :

Articles dans les mêmes catégories

2016-12-02 10:28:58
Offrez un cadeau solidaire pour Noel
Cette année faites plaisir à vos proches en achetant utile. La boutique du Téléthon a ouvert ses portes et propose des cadeaux pour toute la famille, afin de récolter un maximum d’argent pour la recherche médicale et les personnes atteintes de myopathies.
2016-11-29 11:11:28
Les coupes menstruelles plus sûres que les tampons hygiéniques
Tandis que les tampons et serviettes sont de plus en plus boudés par la gent féminine en raison de leur composition douteuse et de leurs potentiels risques sur la santé, la coupe menstruelle se présente comme une alternative saine et écologique.
2016-11-16 11:21:47
E.Leclerc proscrit les emballages cancérigènes
L'ONG Foodwatch a convaincu le dirigeant des supermarchés E.Leclerc de remplacer les conditionnements potentiellement cancérigènes de ses produits afin d'éliminer le moindre risque. Le distributeur s'est engagé à avoir respecté cette promesse d'ici 2017.
2016-11-15 10:02:35
Sauver la barrière de Corail en buvant de la bière
Pour permettre à tout un chacun de participer à la sauvegarde de la barrière de corail, la Good Beer Company lance la bière “Great Barrier Beer”, destinée à financer les programmes de protection de ce joyau du pacifique, plus que jamais menacé.