Créée par Tysan Toussant et Tim Coombs, la jeune entreprise américaine Bionic Yarn s'est donnée comme mission de nettoyer les océans, pour donner une nouvelle vie aux déchets plastiques qui y sont jetés. Aussi, la firme a développé un procédé de fabrication permettant de transformer les déchets plastiques en fibre textile. Celui-ci consiste à réduire le plastique en paillettes, ces dernières étant ensuite mélangées puis travaillées pour prendre la forme de fibres textiles. Bionic Yarn a ensuite développé deux types de fibre textile, le « HLX » et le « DPX », en fonction de l'utilisation qui va en être fait. Ainsi, le « DPX » est un maillage de fibres de coton et de fibres fabriquées à partir de plastique. Par ailleurs, une infographie du site Bionic Yarn présente en détail les différentes étapes de la fabrication.
Une fois le processus enclenché, il ne restait ensuite à la société qu'à se faire connaître et mettre en place des partenariats avec de grandes marques, afin d'étendre ce procédé écologique à grande échelle. C'est ainsi que l'artiste Pharell Williams a pris part dans l'entreprise, notamment en tant que directeur de la création et en travaillant sur la collection « Raw for the oceans ». Depuis, les partenariats commencent à se signer avec des marques de prêt-à-porter dont G-Star Raw, qui sera la première à commercialiser des vêtements faits de matières plastiques.
Ainsi, la collection « Raw for the oceans » sera disponible uniquement sur l'e-shop G-Star Raw, à partir du 6 septembre prochain. Elle sera composée de vestes, de jeans mais aussi de sweats, de tee-shirts et d'accessoires, tous fabriqués à partir de la fibre Bionic Yarn. Côté prix, les tee-shirts sont vendus 49,90 euros quand les jeans sont à 149,90 euros. Pour les pièces plus importantes comme les manteaux, il faut compter entre 149 et 269,90 euros.
Pour récupérer sa matière première, à savoir le plastique, Bionic Yarn s'inscrit dans le projet de nettoyage des océans "Vortex" du think tank Parley for the Oceans. Ce nom est tiré des continents artificiels de déchets qui se forment au milieu des océans de la planète. Celui situé dans le nord de l'océan Pacifique est composé, à lui seul, de plus de 18 mille tonnes de plastique. Le nom de Vortex vient du fait que ces débris s'accumulent à certains endroits précis des océans et y restent dus aux divers courants maritimes, bien qu'une infime partie des déchets viennent s'échouer sur les côtes.
Au-delà de la problématique écologique que représentent le rejet des déchets plastiques dans la nature, cela porte aussi atteinte à la faune aquatique et aux oiseaux. En effet, la lumière dégrade les bouteilles plastiques, les bouchons et autres déchets, et les réduit en morceaux pouvant être confondus avec de la nourriture pour les animaux aquatiques, causant leur mort ainsi que celle des volatiles survolant les océans. De même, ces petits bouts de plastiques ingérés par les poissons se retrouvent en quantités microscopiques dans les aliments de la mer, que l'on revoit ensuite dans nos assiettes.
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