Inspiré du jeu The Landlord’s Game créé au début du XXème siècle, le Monopoly a toujours gardé le même système de jeu, s’axant sur la spéculation immobilière et les risques qui y sont liés. En effet, jouer et acheter des propriétés n’est pas sans risque et peut se finir sur la case prison, si l’on n’est pas vigilant.
Dans les nouvelles éditions commercialisées par Hasbro cette année, la spéculation boursière a remplacé la spéculation immobilière. Pour monter son empire, il n’est plus nécessaire de détenir les gares, la rue de la Paix ou les Champs-Elysées. Désormais, il faut être l’actionnaire majoritaire de Facebook ou d’Apple. Quant à la case prison, elle a complètement disparue du plateau de jeu, ne laissant aucune conséquence aux actes du jeu.
Aussi, des députés italiens ont envoyé une lettre à l’ambassadeur américain. Celle-ci explique que la société Hasbro est en passe de «substituer aux traditionnelles propriétés immobilières des paquets d’actions de grandes multinationales». En supprimant la case prison, la firme envoie «un message anti-éducatif qui veut que l’on ne soit pas puni quand on viole des règles». Pourtant, ce jeu travaille depuis des décennies à l’initiation «des générations de jeunes au mécanisme de l’économie de marché».
Articles dans la même catégorie
Comme pour ses prédécesseurs, le nouveau né de Rockstar s'est vendu à une vitesse folle. A la différence qu'avec 800 millions de dollars en à peine 24 heures, les ventes de GTA V dépassent tous les records de l'industrie du jeu vidéo et du cinéma.
La firme Hasbro, créatrice de nombreux jeux de société, vient de signer un partenariat avec l’éditeur et créateur de jeux vidéos Ubisoft. Prochainement, des titres tels que Risk, Scrabble ou Battleship seront disponibles sur les nouvelles consoles.
Depuis quelques semaines et grâce aux 100 millions de téléchargements de l’application, les Pokémon sont partout. La chasse aux monstres est ouverte et, avec elle, celle aux produits dérivés. A Londres, Pikachu et ses camarades inspirent des cocktails.
Créant la polémique aux États-Unis, Fisher-Price commercialise une gamme pour les touts-petits, incluant des stations iPads. Avec un écran à moins de 40 centimètres de l'enfant, le transat d'activités et autres jouets posent quelques problèmes.