L’organisation non-gouvernementale Générations Futures a publié le deuxième volet de ses recherches sur les pesticides et les perturbateurs endocriniens (PE). Ces molécules agissent au niveau du fonctionnement hormonal et peuvent changer le comportement du corps, en agissant de la même manière que les hormones. Les conséquences sont visibles directement dans la majorité des cas, mais peuvent être transmises de la mère à l’enfant, lors de la grossesse.
Les fraises sont consommées à grande échelle par les enfants et le femmes enceintes,c’est pourquoi l’étude s’est axée sur ces fruits d’été. Aussi, 49 échantillons de fraises françaises et espagnoles commercialisées en France (Picardie et Haute-Normandie), ont été observés et analysés. Les résultats révèlent que 91,83% d’entre eux contenaient un ou des résidus de pesticides, «et au total, 71,42% des échantillons contenaient des pesticides PE».
Sur la totalité des fraises testées, 4 échantillons (dont 2 français) comportaient des résidus de pesticides interdits en Europe comme l’endosulfan «interdit depuis 2005 et inscrit sur la liste des Polluants Organiques Persistants devant être éliminés au niveau mondial dans le cadre de la convention de Stockholm».
Parmi les résidus de pesticides retrouvés, la présence de pesticides interdits dans la production de fraises a été découverte. «Nous alertons nos dirigeants sur la nécessité de prendre des mesures immédiates et fortes pour réduire l’exposition des populations aux pesticides PE» souligne le porte-parole de l’ONG François Veillerette. Dans le communiqué de l’association, il ajoute que «la présence de pesticides interdits en Europe ou sur la culture des fraises dans plus de 18% des échantillons testés est proprement inacceptable».
Face à la publication de cette étude, l’Association des organisations de producteurs nationale Fraises (AOPn Fraise) a demandé une étude approfondie sur le sujet. «Cette étude, il faut bien l’analyser. On ne peut que condamner l’usage de tels produits, mais plusieurs pistes d’explication sont possibles. Cela jette le discrédit sur la profession alors qu’il y a des éléments qui demandent à être vérifiés» précise Xavier Masse, le président de l’association.
En effet, certains pesticides ayant contaminés les sols sont très difficiles à supprimer et peuvent être absorbés par les nouvelles plantes. Par ailleurs, les producteurs se sont déjà engagés à réduire de moitié, l’utilisation de pesticides et de produits chimiques dans les cultures, d’ici 2018. Ces produits de plus en plus incriminés sont remplacés progressivement par des solutions alternatives. Les magasins Leclerc bretons ont d’ailleurs d’ores et déjà commencer à les supprimer de leur rayons.
Articles dans la même catégorie
Situé à Armentières (dans le département du Nord, région Hauts-de-France), le magasin Rose Betterave, spécialisé dans la vente de produits bio et zéro déchet, a annoncé avec beaucoup d’enthousiasme l’ouverture prochaine d’un restaurant.
Aldi est une entreprise de renom connue dans toute l’Europe. L’enseigne a connu ses débuts en Allemagne, puis peu à peu, s’est implantée en France.
C'est le Marché Saint-Germain qui vient d'accueillir ce nouveau magasin Marks & Spencer. Exclusivement consacré à l'alimentation, les muffins, scones, cheddar, shortbreads et bière anglaise nous font plonger avec délices dans les spécialités britanniques.
Avec son initiative « Quoi ma Gueule ? » visant à redorer le blason des fruits et légumes moches, l'organisation des Gueules Cassées a réussi son pari de remettre ces articles imparfaits dans les étals de bon nombre de supermarchés.