L'alerte remonte au début de cette année : Foodwatch, une ONG de défense des droits des consommateurs, s'est entretenue avec Michel-Edouard Leclerc de la qualité potentiellement dangereuse des emballages de plusieurs produits distribués par l'enseigne, preuves à l'appui. Même si les normes de fabrication de ces emballages sont scrupuleusement respectées, des analyses réalisées par l'association avaient démontré la présence d'hydrocarbures dans des conditionnements fabriqués à partir de carton recyclé, avec le risque de contaminer les aliments.
Le PDG n'avait pas tardé à réagir et a déjà annoncé en septembre dernier avoir contacté, parmi ses fournisseurs de grandes marques, ceux qui sont concernés par ces emballages (soit 200). Selon lui, seulement 10% d'entre eux ont pris le sujet au sérieux. Le Galec (le groupement d'achat E.Leclerc) a donc conclu que la seule façon de préserver la santé des consommateurs était de ne plus référencer les produits "dont les emballages sont sensibles aux migrations des huiles minérales". Les fournisseurs de l'enseigne en seront d'ailleurs notifiés dans le courant de ce mois.
Pour ses produits à marque (Marque Repère, Nos régions ont du talent, Bio Village et €co+), développés par la Scamark pour E.Leclerc, les études de Foodwatch ont révélé 58 références sujettes à caution. 11 d'entre elles ont été finalement écartées à la suite d'analyses complémentaires, 23 ont vu leur emballage remplacé et 4 ont été définitivement supprimées. Restent donc 20 produits à traiter : 6 sont mis hors de cause du fait de la congélation (pizzas, crevettes et gambas). Les 14 autres devront avoir modifié leur conditionnement d'ici juin 2017. Les cahiers des charges ont bien entendu été revus afin d'intégrer définitivement ces nouvelles mesures.
Photos : De quoi je me MEL
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