Que faire de la surproduction alimentaire afin qu'elle ne finisse pas à la poubelle ? Cette question est devenue centrale dans bon nombre de pays occidentaux, dans lesquels les politiques gouvernementales commencent à voir le jour pour éradiquer le gaspillage alimentaire par tous les moyens. Si l'obligation de don des invendus est toujours en question en France, de nombreux acteurs autour de la planète tentent de trouver des solutions, à commencer par les fondateurs de FoPo, acronyme de Food Power.
Partis du constat que l'eau est le premier élément négatif accélérant le pourrissement des fruits et des légumes, des étudiants à l'université de Lund (Suède) ont développé un procédé de dessèchement des fruits et des légumes proche de la date de péremption, permettant d'en conserver tous les nutriments et les vitamines. De plus, la durée de vie des aliments passe ainsi de deux semaines à plus de deux ans. Si l'expérience aurait pu rester dans les laboratoires de l'université, le projet a trouvé une résonance aux Philippines, où se situe l'autre partie de l'équipe de la jeune start-up FoPo, mais aussi le lieu de production.
Là où les typhons, les tremblements de terre et les glissements de terrain sont monnaie courante, les poudres de FoPo pourraient permettre d'agrémenter les colis alimentaires d'urgence constitués majoritairement de noodles peu nutritives et de boîtes de conserve. Légers et faciles à transporter, les sachets FoPo se présentent donc comme une alternative pour les ONG mais également pour n'importe quel type de consommation. Ces poudres peuvent en effet être saupoudrées sur un yaourt, un gâteau, une soupe, mais également être mélangées à des préparations simples pour les agrémenter.
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