Invitée par la FEVAD (Fédération e-commerce et vente à distance), le cabinet McKinsey & Company a mis en lumière 5 tendances qui semblent se dégager quant à la consommation digitale. Mené depuis 4 ans aux USA et 2 ans en Europe sur un peu plus de 100 000 internautes, le projet de recherche baptisé iConsumer s'intéresse à l'évolution des comportements de consommation de ce large échantillon.
En premier lieu, on remarque que 3 grandes catégories se distinguent. La première concerne les biens culturels. Celle-ci est d'ailleurs largement répandue dans les habitudes de consommation des internautes qui s'intéressent dans ce cas au prix et à la disponibilité. La seconde concerne les biens d'équipement personnel et de la maison. Ces derniers sont en développement croissant et sont perçus comme disposant d'une grande marge de progression. Pour cette catégorie de biens, l'expérience, le service, et le choix cristallisent les attentes de l'internaute. Enfin, la 3e catégorie est celle des produits ménagers et alimentaires dont les achats sont effectués de façon très majoritaire en magasin physique.
Le second enseignement à tirer de ces recherches concerne l'émergence du mobile. Que ce soit via un smartphone ou une tablette, de plus en plus de consommateur consulte les différentes ressources d'informations disponibles sur leurs appareils nomades. Mais ce n'est pas tout. Il semblerait en effet que 42% des consommateurs effectuent des recherches en ligne à l'intérieur même des magasins et que l'impact de ce comportement se propage sur la décision d'achat. On parle, en effet, de report d'achat dans 2/3 des cas.
Ensuite, c'est le multicanal qui ressort. Si de plus en plus de personnes s'informent sur la toile, la recherche d'info n'engendre pas systématiquement un achat sur la toile. Mieux. Les différents canaux de vente s'avèrent être complémentaires. Plus de la moitié des consommateurs vérifie simplement la disponibilité du produit recherché en magasin quand environ un tiers achète en ligne avant d'aller retirer le produit en magasin. Cela reste néanmoins segmenté, le type du produit entraînant des comportements différents.
Surprise ou pas, les réseaux sociaux s'immiscent dans le commerce. Aux USA, un consommateur sur trois suit notamment diverses enseignes via leur page facebook (1 sur 7 en France). De plus un pourcentage non négligeable de consommateur oscillant entre 25 et 30% donne sa confiance à une information provenant d'un réseau social. Les réseaux sociaux s'imposent donc comme quasi incontournable pour toute marque souhaitant être visible.
La 5e et dernière tendance qui ressort concerne le Big Data. Ce terme consiste simplement en l'approfondissement des données des consommateurs telles que l'âge, les revenus, le sexe, etc… afin d'adapter le type de marketing à employer selon profil du consommateur.
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