Voilà un an que l’alerte a été donnée par l’ONG de défense des consommateurs Foodwatch qui avait rendu public les résultats d’une étude menée en laboratoire sur 120 références alimentaires de la grande distribution en France, en Allemagne et aux Pays-Bas. En cause, les MOAH (mineral oil aromatic hydrocarbons) et les MOSH (mineral oil saturated hydrocarbons). Ces huiles minérales qui sont ni plus ni moins des dérivés de pétrole, ont été pointées du doigt pour leurs propriétés cancérogènes et mutagènes. Elles agiraient également comme des perturbateurs endocriniens, causant des troubles de fertilité, neurologiques ou hormonaux.

En raison d’une teneur dangereusement élevée en MOAH et MOSH, l’étude incriminait de nombreux produits de consommation courante, et plus précisément leur emballage contaminé par des polluants, tels que le riz, les pâtes, les lentilles, les céréales, le chocolat en poudre. L'agence sanitaire européenne (Efsa) avait reconnu que l'exposition à ces substances toxiques par la nourriture était préoccupante mais depuis, ni la France ni l’Europe n’ont légiféré sur la question.
Leclerc est le premier groupe français à prendre enfin en considération ces données et dans un communiqué, le groupe s’est engagé à respecter les seuils limites en ce qui concerne les MOSH et éliminer les MOAH sur ses produits Marques Repère et Eco+ d’ici mi-2017.
Il va parallèlement rendre plus strict le cahier des charges pour les grandes marques qu’il distribue dans ses enseignes afin qu’elles respectent également ces critères.
Foodwatch a aussitôt félicité cette initiative forte et demandé aux marques et distributeurs à suivre cet exemple. Il a aussi rappelé les responsabilités des États en matière de sécurité sanitaire.
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