Les opérateurs classiques (MNO : Mobile Network Operator) possèdent leurs propres réseaux d’infrastructures. Des lignes téléphoniques en passant par les centres de télécommunication et les boutiques, ils ont le contrôle sur toute la chaîne de communication. Orange, SFR ou encore Bouygues Télécom ont été longtemps les seuls sur le marché français avant que Free Mobile ne les rejoignent en 2009.
Les opérateurs virtuels (MVNO : Mobile Virtual Network Operator) créent des partenariats avec les opérateurs classiques, afin d’utiliser leurs réseaux et louer leurs infrastructures.
Là où les opérateurs classiques proposent des forfaits généralistes, les opérateurs virtuels visent une clientèle plus spécifique. Ils couvrent quatre marchés différents dans le domaine de la téléphonie mobile et permettent aux opérateurs classiques de toucher des publics difficilement accessibles pour eux.
Le domaine du low-cost, expliqué en détails ci-dessous.
Les opérateurs dits «ethniques» proposent des communications vers l’étranger, pour une zone de destinations particulière (ex: Maghreb, DOM-TOM...).
Les corporates s’adressent aux entreprises et déploient des services internes.
Les opérateurs utilisant une licence de marque, comme CIC Mobile ou NRJ Mobile, s’appuient sur la notoriété de la marque et proposent des avantages en lien (réductions, téléchargements de musique, accès illimités à certains sites...).
Nombreux sont les fournisseurs comme M6 Mobile, Prixtel ou U Mobile, qui se sont créés sur le modèle de Virgin Mobile. Lancé en 1999, le premier opérateur virtuel signe des partenariats avec les opérateurs classiques des différents pays (Orange et SFR pour la France) et loue leurs réseaux afin de proposer une nouvelle offre aux clients. Ce système cible une clientèle différente et ouvre un nouveau marché dans le domaine de la téléphonie mobile.
En 2002, la directive de la Commission Européenne a facilité les locations de réseaux en émettant des recommandations aux gouvernements. Certains pays comme la France, y ont répondu en obligeant les opérateurs classiques à ouvrir leurs réseau aux MNVO.
Soulagés des coûts d’investissement et d’entretien des infrastructures, les opérateurs virtuels peuvent ainsi proposer des tarifs bien plus avantageux que les opérateurs classiques. Ces charges sont généralement réduites de surcroît avec l’absence de boutiques (centralisation sur internet) et des services après-vente.
Le marché est juteux et les opérateurs classiques se sont laissés séduire. Bouygues Télécom a sorti son opérateur low-cost sur internet B&You, et Orange a suivi avec Sosh.
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