Mardi dernier, la député PS Patricia Schillinger a déposé un projet de loi concernant la vente des tests de grossesse et d’ovulation, au sein des grandes surfaces. Cet amendement qui serait intégré dans le projet de loi relatif à la consommation, est soutenu par le gouvernement qui y voit un moyen de redonner accès à ce type de produits.
En effet, la ministre des Droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem précise, sur son site, que «depuis 1995, la part des femmes ayant déclaré leur grossesse après le premier trimestre a même augmenté de manière significative en 2010 (7,8% contre 4,9% en 2003)». Les coûts, le manque d’informations et d’accès sont les principales causes des problématiques. Aussi, l’amendement soutenu par le gouvernement pourrait permettre la dissolution du monopole des pharmaciens et de ce fait, la baisse des prix grâce au jeu de la concurrence.
Par ailleurs, cette mesure est également l’occasion de compléter les informations inscrites sur la boîte et la notice qui accompagnent les tests. «Il sera rappelé aux femmes la nécessité de consulter un médecin ou une sage-femme en cas de test positif mais seront aussi rappelé les conseils qu’elles peuvent trouver en matière de contraception ou d’interruption volontaire de grossesse auprès des centres de planification et d’éducation familiale». Si ces informations sont tout de même transmises régulièrement, d’autres plus inhabituelles seront apportées. «Parce qu’une femme battue sur trois nous dit qu’elle l’a été pour la première fois au cours de sa grossesse, il me paraît indispensable que l’existence du numéro gratuit d’écoute et de conseil en matière de violences faites aux femmes, le «3919» soit signalé».
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