Le principe de ce nouveau concept est simple : le client passe et règle sa commande sur internet, et il peut, le lendemain, passer la chercher à pied dans un magasin de proximité rattaché à l’enseigne Carrefour. Il s’agit de petites surfaces implantées en centre-ville, par exemple des magasins à enseigne Carrefour bio. Le client n’a plus qu’à récupérer sa commande dans le créneau horaire prévu et ramener ses achats chez lui.
Le nouveau concept recourt à des plates-formes logistiques. L’une d’elles est implantée à Saint-Quentin-Fallavier en Isère, l’autre à Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis. La commande est préparée dans un de ces entrepôts, où sont disponibles de très nombreuses références : ceci permet de mettre à disposition des clients un choix beaucoup plus vaste que le référencement plus restreint des magasins de proximité où ils vont retirer la commande.
La centralisation des commandes présente aussi un intérêt économique pour Carrefour dans le cadre de ce nouveau concept : les deux entrepôts sont largement automatisés, et ainsi la préparation des commandes du Drive piéton nécessite moins de main d’œuvre. Le dernier kilomètre, qui est le plus onéreux en terme de logistique, est quant à lui pris en charge par le client du Drive piéton qui ramène chez lui ses achats. La combinaison de ces économies de préparation et d’acheminement final permet à Carrefour de proposer ce nouveau concept sans supplément de prix !
Le Drive piéton n’est pour l’instant disponible qu’à Lyon, Saint-Etienne et Paris. La limitation des zones géographiques s’explique aisément par la nécessité de rester relativement proche des entrepôts logistiques. Le faible nombre de points de livraison possible pour ce nouveau concept s’explique en revanche par la volonté de l’enseigne de sonder le marché, et éventuellement d’apporter des modifications à la lumière de l’expérience : il n’y a pour l’instant que six points de livraison Drive piéton en Rhône-Alpes et à peine plus à Paris !
L’enseigne Carrefour a clairement choisi de réaliser un test grandeur nature avant éventuellement de généraliser ce nouveau concept… ou de l’abandonner s’il ne convainc pas.
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