Le 23 septembre dernier, Sephora s'est vue interdire par la justice, d'ouvrir sa boutique située sur les Champs-Élysées après 21 heures. Si les membres du Clip-P, le Comité de liaison intersyndicale du commerce de Paris, se disent satisfaits de cette interdiction, les salariés de l'enseigne de cosmétiques ont décidé de faire appel. Une pétition a d'ailleurs été signée par la grande majorité des employés de la boutique parisienne. Ces derniers soutiennent la direction de Sephora et défendent l'ouverture tardive. Pour cause, la firme affirme effectuer 20% de son chiffre d'affaire après 21 heures et applique une majoration de 50% sur le taux appliqué après cet horaire.
De leur côté, les syndicats attaquants souhaitent avant tout éviter une concurrence déloyale entre les enseignes. A titre dissuasif, la société appartenant au groupe LVMH a été condamné à verser 80 000 euros par salarié travaillant après 21 heures, en cas d'infraction constatée. «Nous avons déjà obtenu des décisions identiques sur Apple, sur Uniqlo et nous comptons bien évidemment faire appliquer la loi partout. Car c'est une histoire de concurrence cette affaire et c'est la prime à celui qui déréglemente le premier», explique à l'AFP Karl Ghazi, le secrétaire générale de la CGT commerce de Paris.
En réponse, les salariés de la boutique des Champs-Élysées font appel à cette décision de justice et passeront au tribunal mercredi prochain.
Articles dans la même catégorie
Depuis le 1er janvier dernier, le taux normal de la TVA est passé de 19,6% à 20%, quand l'intermédiaire a été relevé à 10%, tout comme celui applicable en Corse. En revanche, le taux réduit est resté stable, incluant certains travaux de rénovation.
Fortement critiqué par bon nombre de coopératives, l'amendement inclus dans la loi Macron prévoyant le plafonnement de la durée des contrats d'affiliation a été supprimé. En revanche, leurs échéances devront être uniformisées.
Mercredi dernier, Sylvia Pinel présentait son projet de loi sur le commerce et les TPE à l’Assemblée nationale, dissipant le flou des annonces des dernières semaines. Toutefois, les seuils d’activité de l’auto-entrepreneuriat n’ont pas été soulevés.
Que les commerçants lancés dans le secteur de la cigarette électronique se rassure, elle restera en vente libre, mais plus encadrée, dans le but de protéger les mineurs. Concernant le tabac et le e-liquide, les arômes y seront bientôt interdits.