Le secteur textile secoué par les grèves

Article publié le 15/11/2013 - Tendances Commerciales - Mode

Depuis quelques jours, des milliers d'ouvriers indiens et cambodgiens du secteur textile sont en grève pour obtenir un salaire minimum décent et de meilleures conditions de travail. Ces dernières sont également réclamées par les employés d'H&M au Bourget.

Pour quelques de dollars de plus

Si certaines enseignes internationales ont délaissé leurs sous-traitants chinois pour venir s'installer au Cambodge et au Bangladesh, elles risquent de migrer dans peu de temps vers l’Éthiopie. Le géant suédois H&M ne s'en cache pas et a déjà prévu de délocaliser une partie de sa production dans ce nouvel el dorado, à la recherche d'une main-d’œuvre toujours moins chère. Il est également à noter que le gouvernement éthiopien offre 4 ans d'exonération fiscale et les factures d'électricité aux entreprises s'installant dans le pays

En grève depuis quelques jours, des milliers de bangladais et de cambodgiens militent pour des conditions de travail et un salaire minimum décents. Payés en moyenne 48 dollars par mois (environ 35 euros), ils fabriquent les vêtements de centaines de grandes marques, exportées majoritairement vers l'Europe et l'Amérique. Au Bangladesh, la première ministre Sheikh Hasina a rencontré cette semaine les gestionnaires des 200 usines fermées par les grévistes. Au terme de cette rencontre, les travailleurs ont obtenu un relèvement dérisoire du salaire minimum, passant à 66 dollars par mois. Malgré une augmentation de plus de 70%, il reste l'un des plus faibles au monde.

Au-delà du salaire, ce sont également leurs conditions de travail désastreuses que les employés veulent voir s'améliorer. En mai dernier, l'effondrement de l'immeuble du Rana Plaza avait fait des milliers de blessés, attestant du manque de suivi de leurs sous-traitants, de la part des géants de l'habillement.

Le Bourget : l'entrepôt H&M bloqué par les employés

Depuis le 5 novembre dernier, plus de la moitié des salariés de l'entrepôt H&M du Bourget sont en grève. Excédés par la dégradation des conditions de travail, ils bloquent les livraisons vers 65 des 170 points de vente de la marque. Classés selon leurs performances, ils dénoncent dans un communiqué, « le management autoritaire, qui a comme seule méthode la pression quotidienne et le chantage à l'emploi »

Ayant essayé d'obtenir une levée du blocage par voie judiciaire, la firme suédoise s'est vue déboutée de sa demande aujourd'hui, par le juge des référés du tribunal de grande instance de Bobigny

Article rédigé par Nawal Lyamini
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