Tout est bon pour combattre le gâchis alimentaire. Les idées sont nombreuses, depuis les initiatives locales jusqu'à la commercialisation de fruits et légumes auparavant mis au rebut pour défection esthétique. Mais il n'y a pas que les récoltes qui sont gaspillées. Il en va de même pour l'énergie et l'eau qui ont été utilisées pour les cultiver, sans compter les pesticides qui ont été déversés pour rien dans l'environnement. L'une des raisons de ce gaspillage est que ces denrées périssables s'abîment alors qu'elles sont stockées, avant même d'avoir atteint les étals. Pour la start-up californienne Apeel Sciences, rallonger leur durée de conservation pourrait être une piste.
Depuis plus de 5 ans, James Rogers et son équipe travaillent sur deux formules complémentaires : Invisipeel, pour protéger les cultures avant récolte, et Edipeel qui préserve les fruits et légumes une fois récoltés. L'un comme l'autre sont fabriqués exclusivement à partir de déchets végétaux bio, comme des feuilles ou des tiges. Ces barrières naturelles, ou "camouflages moléculaires" comme les appelle James Rogers, sont appliquées en pellicule ultra-fine. Elles sont invisibles, inodores, comestibles et n'altèrent pas le goût du produit. Résultat : en réduisant l'oxydation et la déperdition d'eau des produits, elles peuvent rallonger leur durée de vie jusqu'à 5 fois.
Une étape déterminante est déjà franchie pour Apeel Sciences : ses deux formules ont été approuvées par la Food and Drug Administration américaine. Grâce à une récente levée de fonds de 40 millions de dollars, l'entreprise a maintenant toutes les chances d'atteindre son objectif : réduire de façon conséquente le gaspillage alimentaire et l'usage de produits chimiques.
Photos : Apeel Sciences
Articles dans la même catégorie
L’implantation massive des drives ces dernières années, a fait fleurir une idée dans la tête de Polly Watt. La Gourmande normande, le premier magasin drive consacré exclusivement aux produits locaux, ouvrira à Saint Lô le 20 septembre prochain.
Vendredi dernier représentait la dépendance de la France face à l’importation de poissons. Ainsi, s'il n’importait pas 60% de sa consommation, l’état aurait déjà pêché le dernier poisson présent dans ses eaux.
S'il est un marché en pleine expansion, c'est bien celui du bio. Qui n'a pas vu un de ces nouveaux magasins bio ouvrir dans sa ville ? ne grande surface de 550 mètres carrés a fait son apparition dans la région Centre-Val-de-Loire.
Plusieurs producteurs de boissons sans alcool, dont Coca-Cola et PepsiCo, ont signé des accords en France et aux États-Unis, s'engageant à réduire le nombre de calories et de sucre dans leurs boissons, durant les prochaines années.