Menée par le professeur Timothy Swager et Sophie Liu, une équipe de scientifiques américains du MIT (Massachusetts Institute of Technology) a élaboré une pastille qui pourrait bientôt changer les emballages de la viande et du poisson frais en magasin.
En effet, ce dispositif permet de mettre en lumière le pourrissement de ces produits grâce à une réaction chimique. Intégrant des metalloporphyrins, des composés présents dans l'hémoglobine, le test réagit en présence d'amines biogènes telles que la putrescine ou la cadavérine, se développant avec le pourrisement de la chair. Ainsi, la pastille change lorsque l'un de ces deux composés organiques entre en contact avec elle, indiquant ainsi que la viande ou le poisson ne sont plus consommables.
De ce fait, cela pourrait avoir un double impact sur la consommation et la prévention des intoxications alimentaires. Dans un article du MIT, Timothy Swager explique d'ailleurs que le " capteur […] pourrait être intégré dans des « emballages intelligents » qui pourront apporter des informations sanitaires beaucoup plus précises que la date d'expiration sur l'étiquette ". D'autre part, cette pastille se pose comme une solution contre le gaspillage alimentaire, aussi bien au niveau des distributeurs que des clients. " Les gens jettent constamment des produits qui n'étaient probablement pas mauvais ", faute de certitude concernant leur fraîcheur et leur dangerosité pour la santé. Par ailleurs, Timothy Swager est déjà à l'origine d'un dispositif permettant de déterminer la maturité des fruits et des légumes.
* Photo (capteur) de Sophie Liu extraite du site du MIT : http://newsoffice.mit.edu/
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