Installée dans la gare d'Épinal, la supérette Monoprix propose des produits d’épicerie, de restauration rapide, de beauté, de première nécessité, de presse, et elle fait en prime office de bureau de tabac.
Mécontents, les marchands de tabac traditionnels craignent que la grande distribution en profite pour s’emparer du marché. Ils y voient une concurrence déloyale et pointent du doigt une incohérence dans la politique anti-tabac.
Catherine Marcel, représentante des buralistes vosgiens, accuse le gouvernement de “faciliter la consommation d'un produit décrié”. Elle a aussi insisté sur le fait que les vendeurs de la supérette ne sont pas formés pour la vente de tabac et que l’interdiction de vendre du tabac à des mineurs risquait de ne pas être respectée.
Le groupe de grande distribution s’est défendu en expliquant que l’autorisation lui a été accordée par la préfecture pour répondre aux besoins des consommateurs de tabac, à la suite de la fermeture du Relais tabac-presse, seul point de vente à proximité de la gare. Monop’Station s’est vu ainsi autorisé à ouvrir un magasin et reprendre l’activité du tabac-presse de l'enseigne Relay dans un espace unique de 100 m².
Depuis 2012, Monoprix a ouvert une quinzaine d’enseignes Monop'station, parmi lesquelles 5 ont été autorisées à vendre des cigarettes.
Crédit photo : entreprise.monoprix.fr
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