Interviewée par le JDD à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, Marisol Touraine a exposé les plans du gouvernement sur la question de la prévention et notamment de l'usage du préservatif. « La lutte contre le sida doit rester une priorité de santé publique : prévention, dépistage et accompagnement sont nos mots d'ordre. 6 400 nouvelles contaminations ont eu lieu l'an dernier et près de 30 000 personnes ignorent qu'elles sont porteuses du virus».
Aussi, la ministre de la santé a annoncé le lancement aujourd'hui d'une nouvelle campagne d'affichage et la mise en place de bannières sur internet. « Contre le sida, la meilleure défense c'est le préservatif », mais il bon de rappeler qu'il est également la seule barrière contre les maladies sexuellement transmissibles (MST) telles que la syphilis ou l'hépatite B. Plus alarmant, l'institut national de prévention et d'éducation de la santé (inpes) précise dans un communiqué, que le préservatif est quelques peu abandonné par les jeunes. « Si 73% des 18-30 le jugeait tout à fait efficace pour se protéger du VIH en 1992, ils ne sont plus que 59% en 2012 ».
Si ces messages de prévention sont essentiels et ont fortement contribué à mieux informer les différentes parts de la population, il devient nécessaire de travailler sur d'autres solutions. « Le préservatif, c'est vraiment décisif ! A cet égard, le gouvernement veut donner un signal fort : leur prix va diminuer », a expliqué la ministre. Échappant à l'augmentation de la TVA prévue au 1er janvier 2014, les préservatifs la verront même baisser de 7% à 5,5%.
« Je souhaite que les fabricants jouent le jeu en répercutant cette diminution, l'économie se chiffrera à 10 ou 20 centimes d'euros par boîte. Cela devrait à la fois inciter les jeunes et les moins jeunes à mieux se protéger et favoriser la contraception ».
* Illustration extraite du site de l'inpes : http://www.inpes.sante.fr
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