Promod, H&M ou Zara, pour ne citer qu’elles, sont des enseignes de prêt-à-porter qui sortent chaque saison des collections composées de plusieurs centaines de pièces différentes, chaussures et autres accessoires inclus. Les grandes tendances de la couture sont bien entendu suivies à la lettre, parfois même de très très près. Mais cela fait partie du jeu et tout le monde y trouve son compte.
La marque espagnole Zara est d’ailleurs connue pour reproduire, à quelques (menus) détails près, des modèles issus des collections de grands créateurs. Là encore, on apprécie de pouvoir s’offrir la paire de sandales ou la robe de l’été pour un dizième de ce qu’elles coûtent chez le designer original. Ce dernier pourra le cas échéant faire un procès pour la forme, mais il n’en perdra pas sa clientèle pour autant et bénéficiera en plus d’une visibilité accrue.
Ce principe fonctionne tant que cela reste dans des sphères financières de haut-vol mais ces derniers temps, Zara est accusée de plagier des créateurs de renommée beaucoup plus discrète qu’un Kenzo ou un Louboutin. C’est le cas pour Tuesday Bassen, une illustratice américaine de Los Angeles. Ce sont les réseaux sociaux qui ont alerté la jeune femme : plusieurs de ses dessins ont été repris par la marque pour éditer des pins ou figurer sur des vêtements. Sans lui demander son accord et encore moins lui proposer d’en monnayer l’utilisation.
Lassée de voir le phénomène se répéter, Tuesday a porté plainte contre l’entreprise espagnole mais s’est vu répondre par l’avocat de cette dernière que ses dessins avaient un style trop peu distinctif pour qu’ils lui soient exclusivement attribués. Face à ce géant de l’habillement, Tuesday Bassen a probablement perdu d’avance mais d’autres artistes indépendants, victimes également de ce qu’ils qualifient de vols (répertoriés ici), se sont ralliés à sa cause. Cela aura au moins le mérite d’attirer l’attention sur type de pratiques et peut-être même, à plus long terme, de les pénaliser.
Crédit photos : Tuesday Bassen sur Instagram
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