Pêchant 60% des poissons commercialisés dans les supermarchés Intermarché et Netto, la Scapêche se retrouve au centre des débats sur la pêche profonde, depuis quelques mois. Principal armateur de pêche fraîche, la filiale du groupe Les Mousquetaires est accusée de détruire les fonds marins en traînant les filets de ses chalutiers à plus d'un kilomètre de profondeur, récupérant au passage de nombreuses espèces et coraux. Si la proposition d'interdiction a été rejetée par erreur au Parlement européen, les ONG environnementales ont rencontré la Scapêche à plusieurs reprises, avant d'aboutir à des accords.
Ainsi, la filiale vient d'annoncer ses engagements pris avec les ONG écologistes Bloom, WWF et Deep Sea Conservation Coalition (DSCC), regroupant 70 organisations. D'une part, les six chalutiers de l'armateur ne pêcheront plus en-dessous de 800 mètres de profondeur. De l'autre, la société s'est engagée à autoriser les ONG à consulter les déclarations obligatoires journalières de pêche. De même, elles auront accès à la composition des captures, « le positionnement des navires heure par heure, 365 jours par an et également aux profondeurs de travail », comme l'indique l'armateur sur son site. « Cet accord permettra de concilier la gestion des ressources, le respect des fonds, des habitats et des écosystèmes marins avec le maintien de la rentabilité de l'armement et la préservation des 257 emplois directs de la Scapêche, plus les emplois indirects dans le pays de Lorient ».
De ce fait, les supermarchés Netto et Intermarché continueront à commercialiser des filets de sabre noir, de grenadier, de brosme et de lingue. De leur côté, certaines enseignes de la grande distribution telles que Casino ou Carrefour ont pris la décision de retirer les poissons liés au chalutage profond de leurs rayons.
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