Si de nombreux supermarchés pratiquent déjà des prix réduits sur les produits proches de leur limite de consommation (DLC), l'application mobile et le site Zéro-Gâchis visent à harmoniser cette offre pour les consommateurs. Créé par Paul-Adrien et Christophe Menez, deux frères vivant en Bretagne, ce système livre une solution aux entreprises leur permettant de ranger dans une gondole spécifique, tous ces produits en les rassemblant. Un employé chargé du rayon les scanne tous les matins avant de transmettre ces informations au site, qui les référence ensuite par magasin. Ainsi, les consommateurs peuvent consulter, au jour le jour, les offres des supermarchés près de chez eux. En cliquant sur un magasin, on y découvre les articles bradés, le nombre disponible, leurs prix d'origine et celui après application de la réduction. D'ailleurs, cette dernière peut atteindre les -70%.
Si la date limite de consommation est proche, ce système répond toutefois aux restrictions d'hygiène gouvernementales. D'autre part, ces aliments n'ont aucunement perdus leurs valeurs nutritives et gustatives. Ils sont seulement à consommer rapidement. Gratuit pour le consommateur, ce service est facturé aux supermarchés afin de palier les coûts d'installation d'une gondole dédiée ainsi que le référencement sur le site. Actuellement, seuls onze magasins bretons de diverses enseignes sont équipés de ce système (Intermarché, Super U, Leclerc). Mais, d'autres partenariats ont été signés, notamment avec le groupe Carrefour.
La loi française interdit de commercialiser ou de donner des aliments dont la date limite de consommation, portant la mention « à consommer avant le/jusqu'au... », est dépassée. A partir de ce moment, les commerçants sont alors dans l'obligation de détruire ces denrées. En revanche, ils peuvent être consommés et achetés avant cette date, sans danger pour la santé. Dans le cas de la date limite d'utilisation optimale (DLUO), les saveurs, l'esthétique et les apports nutritifs de la nourriture ne sont pas garantis, après la date. Mais, ces produits ne présentent pas de dangers non plus. S'ils sont encore commercialisables, les enseignes préfèrent s'en séparer pouir des questions d'image et de qualité de service.
Pour les supermarchés, plusieurs solutions sont possibles pour déstocker les invendus et les surplus alimentaires. La première est d'en faire don à des associations caritatives (Banque Alimentaire, Restaurants du Coeur...), à condition que la DLC soit encore valide. La seconde est de vendre, à prix réduit, les denrées proches d'atteindre leur DLC. Quelque soit le circuit choisi, les entreprises restent gagnantes au vu des coûts engendrés pour jeter des aliments, tout en luttant contre le gaspillage alimentaire.
* Illustrations extraites du site Zéro-Gâchis : https://zero-gachis.com/
Articles dans la même catégorie
Les clients du LIDL de La Ferté-Macé savent sans doute déjà que l'enseigne déménage, afin, entre autres, de leur proposer désormais un magasin moderne et un supermarché agréable.
Vous pensiez que la restauration rapide était forcément mauvaise pour votre santé ? Vous allez changer d'avis !
Plusieurs producteurs de boissons sans alcool, dont Coca-Cola et PepsiCo, ont signé des accords en France et aux États-Unis, s'engageant à réduire le nombre de calories et de sucre dans leurs boissons, durant les prochaines années.
Fausse est la croyance populaire disant que les féculents font grossir. Une étude a observé les relations entre comportements alimentaires et santé, et démontré que les français ont délaissé le pain pour les 5 fruits et légumes par jour recommandés.