Au 1er janvier 2015, tous les établissements recevant du public (ERP) seront dans l'obligation de répondre aux normes d'accessibilité instaurées par la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Celle-ci impose que les établissements puissent accueillir des personnes, quelque soient leurs handicaps.
Cela implique pour certains de s'engager dans des travaux plus ou moins conséquents et onéreux, visant à respecter « l'accessibilité généralisée sans rupture de la chaîne du déplacement ». Aussi, ces mesures prévoient un aménagement des points de vente incluant, entre autres, l'installation d'ascenseurs, de rampes d'accès ou d'élévateurs pour les fauteuils roulants, mais aussi des boucles à induction magnétiques, destinées aux malentendants.
Or, seules 30% des entreprises françaises concernées ont d'ores et déjà appliqué la loi de 2005, à quelques mois seulement de la fin du délai accordé. Aussi, le gouvernement a annoncé la mise en place d'un « Agenda d'accessibilité programmée (Ad'Ap) » pour aider les ERP bâtis avant 2005 et qui ne seront pas aux normes au 1er janvier prochain, à engager les travaux d'aménagement nécessaires, dans un cadre judiciaire protégé.
L'Ad'Ap, décidé en février 2014, permettra aux ERP n'étant pas encore à jour sur les normes d'accessibilité de déposer un dossier, afin de bénéficier d'un délai supplémentaire afin de réaliser les travaux. Ainsi, ceux-ci ne subiront pas la pression des sanctions pénales prévues par la loi de 2005, sans pour autant ne pas être contraint à suivre ses dispositions.
Pour s'engager dans cette démarche volontaire, le propriétaire de l'établissement doit déposer un dossier à valider par le préfet, avant le 31 décembre 2014 ou au plus tard 12 mois après la publication de l'ordonnance liée à ce dispositif. Celle-ci devrait être publiée prochainement.
Après validation par le préfet, un échéancier est validé et doit être suivi par le professionnel. Par ailleurs, des contrôles seront alors prévus à différents stades de l'agenda prévu. Si le propriétaire ne respecte pas ses engagements, des sanctions financières pourront s'ajouter à la note.
Dans la majorité des cas, le délai accordé pour poursuivre les aménagements des établissements construits avant 2005 variera entre 1 et 3 ans. Lorsque les travaux à engager sont trop lourds, il pourra être allongé à 6 ans et à 9 ans, pour un très faible nombre de cas exceptionnels.
Articles dans la même catégorie
Lorsqu'un produit est dangereux ou susceptible de l'être pour la santé des consommateurs, certaines mesures sont à mettre en place comme son retrait ou son rappel. Mais doit-on alerter la DGCCRF ou s'en charger soi-même ?
Le système de la franchise permet aux franchiseurs et franchisés de collaborer sous une seule et même enseigne. Dans ce contexte, les franchisés restent indépendants tout en s'appuyant sur l'expertise du franchiseur, qui peut ainsi étendre son réseau.
Le ministère du redressement productif vient de lancer un appel à projets, pour soutenir et valoriser les PME et la fabrication française. Ainsi, les porteurs de projets éligibles ont jusqu’au 30 août 2013 pour envoyer leurs candidatures.
Incluse dans la loi de Consommation, la mention Fait Maison est apparue début juillet, sur les cartes de certains restaurants et boulangeries. Gage de qualité, ses conditions d'application drastiques viennent d'être simplifiées pour les professionnels.